Lachute (Québec), le 15 août 2024 – Québec Matériaux Innovatifs Corp. (CSE : QIMC, FSE : 7FJ) (“ QI Matériaux ”, “ QIMC ” ou la “ Société ”) est heureuse d’annoncer le prolongement réussi de la Ligne 1 vers l’ouest, réalisé en partenariat avec l’INRS (Institut national de la recherche scientifique), doublant ainsi la superficie de la Ligne 1 présentant des valeurs élevées d’hydrogène, pour atteindre plus de 3,25 km. De plus, nous sommes fiers de présenter le modèle complet de l’hydrogène élaboré par le professeur Marc Richer-Lafleche et de partager des informations sur les sources de cette énergie propre, naturelle et renouvelable identifiées dans le cadre du projet Ville-Marie. ’ Le potentiel de développement d’une infrastructure d’hydrogène robuste à Ville-Marie et à Saint-Bruno-de-Guigues est crucial pour répondre aux besoins des collectivités locales et appuyer les objectifs plus larges du Québec en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre “, souligne John Karagiannidis, chef de la direction de QIMC. ” Cette initiative devrait jouer un rôle essentiel dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre du Québec et la promotion de pratiques énergétiques durables. “
Achèvement du prolongement de la ligne 1 vers l'ouest
Afin de délimiter la zone de fortes concentrations d'hydrogène observées le long de la ligne 1 du prélèvement de gaz du sol de juillet 2024, l'équipe de terrain a prolongé cette ligne vers l'ouest durant la première semaine d'août 2024. Ce prolongement débute au bout du sentier forestier et se termine près du chemin des deuxième et troisième rangs de Saint-Bruno-de-Guigues (ligne 7), doublant ainsi la longueur de la ligne 1. Le professeur Marc Richer-Laflèche, responsable du programme hydrogène du QIMC et directeur scientifique du Laboratoire de géosciences appliquées de l'INRS, précise : “ La distribution des concentrations d'anomalies d'hydrogène dans le sol (figure 1) met en évidence une délimitation vers l'ouest du domaine d'anomalies d'hydrogène. Cette variabilité spatiale peut refléter, entre autres, la présence d'unités géologiques contrastées (grès arkosiques, conglomérats du Groupe Cobalt, calcaires dolomitiques ordoviciens) et aussi la présence probable de la faille de Rivière-Blanche, qui pourrait se situer dans la région de Saint-Bruno-de-Guigues sous l'épaisse couche de calcaire. ” Nous pensons que cette faille est en partie responsable de la présence d’hydrogène dans la région de Saint-Bruno-de-Guigues “, a déclaré John Karagiannidis, président du QIMC. ” La localisation de cette faille est une priorité pour le QIMC et l’INRS et fera l’objet d’une étude audiomagnétotellurique à haute résolution spatiale qui sera menée à l’automne 2024. “
Diagramme montrant la variation des concentrations de H2 dans le sol le long de la section St-Bruno-de-Guigues de la Ligne 1. Les nouvelles données présentées dans ce communiqué correspondent aux stations de 1700 m à 3250 m.
Modèle de l'hydrogène
Le professeur Marc Richer Laflèche observe : “ Outre les contrastes lithologiques du substratum rocheux, les caractéristiques quaternaires locales pourraient expliquer certaines tendances observées dans la distribution des concentrations d’hydrogène dans les sols. Par exemple, les données de forage du MRNF provenant du secteur de la Ligne 1 (intersection de la route 101 et du chemin du 4e rang) indiquent la présence d’une couche de gravier de 6 m d’épaisseur au-dessus du substratum rocheux. Celle-ci est recouverte par 55 m de sédiments sablo-limoneux d’origine glaciolacustre (MacIntosh, 1973 : GM 29616 ; SIGEOM). Les variations d’épaisseur d’est en ouest de cette couche de gravier (plus perméable, poreuse et lenticulaire) pourraient influencer en partie la distribution de l’hydrogène le long de la Ligne 1. ” John Karagiannidis, président du QIMC, précise : “ Ces observations seront confirmées par une étude de tomographie géoélectrique (ERT) à l’automne 2024 et par une série de forages géotechniques au printemps 2025. ”
Sources d'hydrogène naturel, propre et renouvelable à Saint-Bruno-de-Guigues
La carte géologique de la figure 2 illustre la géologie locale aux alentours de la ligne 1 à Saint-Bruno-de-Guigues. La ceinture volcanique du Groupe Baby, comprenant quatre unités de formations ferrifères (d'une extension de l'ordre de 10 km), des tholéiites basaltiques (amphibolites ferrifères) et des péridotites et komatiites (roches ultramagnésiennes), est perpendiculaire aux grabens et bassins des roches sédimentaires huroniennes (Groupe Cobalt) et ordoviciennes (Groupe New-Liskeard) (Richer-LaFlèche et al., 2020). “ Ce chevauchement implique la présence de roches archéennes riches en fer et en magnésium sous les roches sédimentaires protérozoïques du graben ”, précise le professeur Marc Richer-Laflèche. “ De plus, cette interprétation est étayée par les données aéromagnétiques du MRNF (carte interactive SIGEOM), qui révèlent une continuité vers l'ouest des anomalies magnétiques provenant des roches magnétiques du Groupe Baby. La présence de roches mafiques et ultramafiques susceptibles de contenir des reliques d'olivine et une forte proportion d'amphiboles pourrait expliquer la production d'hydrogène ”, explique le professeur Marc Richer-Laflèche. “ Il est à noter que, lors du processus d'hydratation, l'H₂O est réduite en H₂ par des minéraux mafiques et ultramafiques riches en Fe²⁺. Par ailleurs, les grès arkosiques du Groupe Cobalt, particulièrement riches en potassium et en actinides, sont idéaux pour la production d'hydrogène radiolytique. L'interaction des eaux souterraines profondes avec ces roches pourrait produire de l'hydrogène radiolytique. Cet hydrogène pourrait ensuite se mélanger à celui produit par hydrolyse minérale. ”
Figure 2 : Carte géologique simplifiée des régions de St-Bruno-de-Guigues et St-Eugène de Guigues (Source MRNF : SIGEOM).
“ Nos explorations de l’hydrogène dans le cadre du projet Ville Marie continuent de donner des résultats significatifs et notre partenaire de l’INRS a mis au point un modèle complet ”, affirme John Karagiannidis, président de QIMC. “ Les caractéristiques géologiques et environnementales du gisement de Ville Marie offrent une occasion unique d’établir un réseau énergétique hydrogène robuste, qui jouera un rôle crucial dans la stratégie globale du Québec visant à promouvoir l’énergie propre et à soutenir une économie à faibles émissions de carbone. ”
RÉF. :
Richer-LaFlèche, Moorhead, J. et Gouthier, J., 2020. Géologie et géochimie des roches volcaniques du Groupe Baby et des roches sédimentaires archéennes et protérozoïques des Groupes Pontiac et Cobalt à Témiscamingue. MB 2020-12, 2020. 198 pages.
À propos de l'INRS et du Pr. Marc Richer-LaFlèche, P.Géo.
L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) est un institut de recherche et de formation de haut niveau. L’équipe du Pr Richer-LaFlèche possède une expertise exceptionnelle en géologie, géochimie et géophysique, notamment dans les régions des concessions récemment acquises par QIMC. Elle a mené plus de six années de travaux géophysiques et géochimiques et réalisé des milliers d’analyses de gaz du sol (C1-C4).
- Richer-LaFlèche détient également une subvention du FRQNT, en partenariat avec le Réseau des mines et de la géologie du Québec et l’industrie minière, pour développer et optimiser une méthode d’analyse des gaz du sol permettant la détection directe des corps minéralisés et des failles sous la couverture quaternaire. Outre les gaz sulfurés, l’hydrogène a été systématiquement analysé lors des nombreuses campagnes de levés effectuées en 2023 en Abitibi, à Témiscamingue et dans les Appachies québécoises. M. Richer-LaFlèche est la personne qualifiée responsable de l’information technique contenue dans ce communiqué et en a pris connaissance.
De plus, l’équipe de l’INRS dispose de plusieurs spectromètres à gaz portables ainsi que du matériel d’échantillonnage et de la logistique nécessaires pour prélever des échantillons de gaz et effectuer des mesures géophysiques sur le terrain ou en milieu aquatique. Il est géologue professionnel, membre de l’Ordre des géologues du Québec et est la personne qualifiée responsable de l’information technique contenue dans ce communiqué. Il a pris connaissance de l’information qui y est présentée.
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À propos de la Société des matériaux innovants du Québec.
Québec Innovative Materials Corp. est une société d'exploration et de développement minier qui se consacre à l'exploration et à l'exploitation du potentiel des abondantes ressources du Canada. Possédant des propriétés en Ontario et au Québec, QIMC se spécialise dans l'exploration de gisements d'hydrogène blanc (naturel) et de silice à haute teneur. QIMC s'engage à adopter des pratiques durables et à innover. Axée sur la gérance environnementale et l'utilisation de technologies d'extraction de pointe, notre entreprise vise à libérer tout le potentiel de ces matériaux afin de favoriser des solutions énergétiques propres pour alimenter l'intelligence artificielle et une économie carboneutre et contribuer à un avenir plus durable.
QUÉBEC MATÉRIAUX INNOVANTS CORP.
John Karagiannidis
Directeur général
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